Notre fondatrice a été interviewée par le magazine Espace de Libertés dans le cadre d'un dossier consacré à un projet de loi qui fait actuellement débat : la possibilité, pour les CPAS, de recourir à des détectives privés pour lutter contre la fraude sociale.
Le contexte
Porté par la ministre de l'Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt et approuvé en Conseil des ministres le 3 juillet 2026, cet avant-projet de loi permettrait aux CPAS de faire appel à des bureaux d'investigation privés lorsqu'un bénéficiaire du revenu d'intégration sociale (RIS) est soupçonné de dissimuler des revenus ou un patrimoine immobilier.
Ce que notre fondatrice explique dans l'article
Interrogée sur la nature concrète de ce type de mission, elle précise que l'essentiel du travail consisterait en des filatures, destinées à vérifier si la personne concernée exerce une activité professionnelle non déclarée, à observer ses déplacements, ou à réévaluer son niveau de vie réel. Elle insiste sur une limite claire : « notre mission s'arrête à l'ordre de mission » — tout ce qui sort de ce cadre, comme les fréquentations personnelles de la personne visée, ne figure jamais dans un rapport.
Un cadre légal strict
L'article rappelle que la profession est encadrée par la loi du 18 mai 2024, qui limite les filatures concernant une même personne à quatre jours par mois, interdit tout accès au registre national ou à la Direction pour l'immatriculation des véhicules, et ne permet la captation d'images que dans l'espace public. Le non-respect de ce cadre expose les détectives à la perte de leur carte professionnelle, à de lourdes amendes, voire à des peines de prison.
Un débat qui dépasse notre seul métier
L'article donne également la parole au président du CPAS de Bruxelles-Ville, favorable à cet outil en dernier recours, à son homologue liégeois, plus critique sur la proportionnalité de la mesure, ainsi qu'à une bénéficiaire du RIS inquiète de cette évolution. Un dossier complet, qui replace notre métier dans un débat de société plus large sur la fraude sociale, la confiance envers les bénéficiaires et les moyens de contrôle de l'État.
Vous pouvez lire l'article complet sur le site d'Espace de Libertés.